Impatiente, folle de joie et anxieuse je suis.

A la rentrée, c’est décidé, je reprends le théâtre et l’improvisation théâtrale, abandonnés il y a plusieurs années déjà, et la danse !

Alors non, mes problèmes ne sont pas réglés. J’ai encore un peu mal à la jambe (beaucoup moins cela dit, je peux marcher comme je veux) et surtout mal au dos depuis plus d’un mois et demi (depuis une séance d’oestéo…)… mais ça m’a vraiment trop manqué la danse, la scène, les galas et tout ça cette année ! J’en ai envie, j’en ai besoin, je ne peux (veux) pas faire sans !!

Donc reprise de la danse (pour l’instant je me suis arrêtée sur danse classique et hip-hop…oui je sais, les deux n’ont rien à voir, mais justement !) parce que je ne peux faire sans et reprise du théâtre au cas où la danse…et puis parce que j’ai de bons souvenirs et que ça m’apporteras plein de bonnes choses, d’autres choses que la danse.

Je vais donc croiser les doigts très très très très fort (et même les orteils tiens !) pour que mon corps ne me fasse pas suer au point de ne pas pouvoir danser. Sachant que la danse c’est recommandé pour muscler le dos, surtout la danse classique, et que c’est donc censé être possible et même profitable. Sachant aussi que d’ici là je vais faire le maximum pour me muscler le dos. Et continuer les soins divers et variés. Et prier…

Je suis terriblement enthousiaste à l’idée de reprendre la danse, surtout deux nouvelles danses, le classique et le hip-hop, totalement différentes de ce que je faisais jusqu’à présent et totalement différentes l’une de l’autre par ailleurs. Ça va être génial et un sacré défit en même temps. Le classique va m’amener la grâce, le hip-hop la décontraction… Et le théâtre et l’impro pareil, à la fois un sacré défi (et oui, timidité oblige !) mais aussi plaisir en perspective d’après mes souvenirs ! Tout ça va m’apporter beaucoup et me donner beaucoup de satisfaction. J’ai hâte !

En même temps je m’impatiente et surtout j’angoisse…et si ça ne le faisait pas ? Et si mon dos m’embêtait vraiment trop ? Et si dès les premiers cours je m’apercevais que ça ne le faisait pas ? Et si ma jambe refaisait des siennes ? Bref beaucoup de questions et de doutes. Et la certitude que si mes peurs se réalisent, je serai encore plus déçue que cette année, encore plus dégoûtée, encore plus triste.

Car oui j’ai survécu cette année sans la danse, je suis allée au théâtre, au ciné, j’ai lu et écrit…mais franchement ce n’est pas pareil, je n’ai pas autant de plaisir !

Bref, je croise les doigts, je prie, j’espère, je fais mon maximum pour que ça se passe bien, je me dis qu’il faudra que ça passe, que je n’abonnerai pas, que je ne dois pas me trouver d’excuse, j’essaie de me muscler, j’attends, je trépigne, je rêvasse, j’espère…

 

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Bilan cul de la semaine #3

Livres :

  • J’ai lu cette semaine « Lorsque j’étais une oeuvre d’art » d’Eric-Emmanuel SCHMITT.  Ce n’est pas le roman de SCHMITT que j’ai préféré jusqu’à présent. Je crois que le thème, un homme transformé en oeuvre d’art, en objet même, ne m’a pas touchée voire même m’a mise mal à l’aise. Ça reste néanmoins, comme toujours chez cet auteur il me semble, bien écrit, bien imaginé et intelligent, avec notamment des questionnements sur l’art, sur le corps, le corps objet, le « corps matière »… Ce qui m’a le plus marquée cependant pour ma part c’est ce héros qui se trouve tellement moche et insipide, notamment par rapport à ses frères, et est tellement persuadé que personne ne s’intéresse à lui qu’il veut se suicider…et qui découvre finalement qu’il est digne d’intérêt et d’amour et que les gens beaux, riches ou populaires ne sont pas forcément les plus heureux.                                                     Lorsque-j-etais-une-oeuvre-d-art
  • Sinon j’ai terminé « Le grand livre du dos » d’Aurélien BOUVIER, très instructif, et j’ai commencé « Les cygnes de la 5ème Avenue » de Mélanie BENJAMIN dont je parlerai la semaine prochaine.

 

Cinéma

  • Un premier film d’épouvante tout d’abord, « Hérédité » d’Ari ASTER. Une profonde déception pour moi, surtout par rapport à ce que laissait présager la bande annonce ainsi que l’affiche, à savoir de la peur. Et bien je n’ai pas eu peur et je me suis ennuyée. Il y a même des gens (des ados c’est vrai, mais quand même…) qui rigolaient pendant le film. Pendant plus de la moitié du film il ne se passe rien, on se demande si à un moment donné les phénomènes flippants qu’on attend vont arriver un jour. Quand ça arrive enfin le film est quasiment terminé. C’est donc maigre comme scènes d’épouvante. En plus c’est du vu et revu je trouve (le coup du corps possédé qui lévite par exemple…). Pour terminer la fin…je n’ai rien compris et l’ai trouvée particulièrement ridicule. Les critiques semblent bonnes pour se film mais moi je suis passée complètement à côté ! 1565468.jpg-c_215_290_x-f_jpg-q_x-xxyxx
  • Un deuxième film d’épouvante ensuite (et ouais !), « Sans un bruit« , de John KRASINSKI. Bien plus réussi je trouve ! Pour ma part en tout cas je n’ai pas été déçue et j’ai eu ce que la bande annonce m’annonçait, du frisson. J’ai été en tension tout le film ! L’idée en plus est originale je trouve. Il y a même de l’émotion et un beau garçon, ainsi qu’une fin plutôt satisfaisante (genre les gentils gagnent sur les méchants…) que demander de plus ?

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Spectacles :

  • Je suis allée voir hier le gala de danse de l’Ecole SOPHIE BERRA au Zénith. Bonne ou mauvaise expérience ? Hum… j’ai apprécié le spectacle (bien qu’un peu long et répétitif parfois, heureusement qu’il y avait le hip-hop, le breakdance, le tribal et le classique pour couper un peu le moodern’jazz) mais j’avais quand même un gros pincement au cœur car d’habitude je suis sur scène (ou dans les coulisses) et que j’aurais voulu là aussi y être. Frustration…! En tout cas je suis plus motivée que jamais pour reprendre la danse en septembre (classique et hip-hop…?), mon dos n’a qu’à bien se tenir !

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Séries :

  • Je suis toujours « Modern Family » sur NETFLIX, en faisant « mon sport » (ahem…) et j’en suis arrivée à la saison 2. Il n’y a pas de changement flagrant pour le moment.

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Bilan cul de la semaine #2

Livres :

  • « Les particules élémentaires », Michel HOUELLEBECQ… Je n’avais jamais lu encore de Michel HOUELLEBECQ. Je ne relirai probablement jamais de Michel HOUELLEBECQ. J’ai détesté ce livre, au point de ne même pas le finir. J’ai dû arrêté à peu près à la moitié, après moult hésitations mais sans regrets ensuite. J’ai horreur de ne pas finir un livre mais là ce n’était juste pas possible. Au début j’ai eu du mal à accrocher avec le style, l’histoire…, tout en fait, mais passe encore. Et puis le personnage de Bruno prend une place très, trop, importante dans l’histoire. Mais le problème de Bruno c’est que c’est un pauvre type libidineux, un obsédé sexuel qui ne pense qu’à sa queue…pardon pour la vulgarité !!!!! Ce pourrait être le genre de pov type qui dit « Un trou est un trou »…bref. Je n’ai pas compris l’intérêt de ce roman. Je n’ai pas compris le rapport avec le titre, un peu pompeux, « Les particules élémentaires« . Berk.
  • « Le grand livre du dos« , Aurélie BOUVIER. Bon ce livre, que je n’ai ‘ailleurs pas encore terminé, n’est pas du tout un roman comme on peut le deviner mais j’avais vraiment besoin de lire quelque chose sur le sujet, ayant pas mal de soucis de dos depuis quelques semaines (merci l’ostéo !). Je cherchais un livre traitant des maux de dos ou de stretching et je suis tombée directement sur celui-ci à Nature et Découverte, mis en avant, j’ai pris ça pour un signe et l’ai aussitôt mis dans mon panier. Il est plutôt bien fait, notamment avec des exercices pour étirer et muscler son dos que je vais appliquer, ainsi que des conseils pour préserver son dos au quotidien.

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Cinéma :

  • Je viens tout juste d’aller voir « Ocean’s 8 » de Gary ROSS. A coup sûr ce n’est pas un chef d’oeuvre ou un film d’auteur, juste un bon film de cambriolage comme on a déjà vu quelques uns au cinéma (ne serait-ce que Ocean’s 11…), sans grande originalité, mais ça se laisse bien voir. C’est un bon divertissement. En voyant l’affiche j’avais pensé ne pas aller le voir et puis j’ai vu la bande annonce et surtout le casting et je me suis dit que ça vaudrait peut-être quand même le coup d’y aller. En effet il y a à l’affiche une belle brochette d’actrices américaines très populaires, et Rihanna, comme Sandra BULLOCK, Cate BLANCHETT, Anne HATAWAY, Helena BONHAM CARTER ou Sarah PAULSON.

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Spectacles :

  • Pour ma dernière visite au théâtre de Caen jusqu’à la rentrée (pas de spectacles pendant l’été ), j’ai vu une pièce de théâtre, « Bouvard et Pécuchet« , tirée d’un romain inachevé de Gustave FLAUBERT et mis en scène par Jérôme DESCHAMPS (connu notamment via la troupe la Famille DESCHIENS…) qui joue d’ailleurs l’un des principaux personnages, auprès de Micha LESCOT. Une pièce avec 4 personnages et un décors très sobre qui dénonce la bêtise et la vanité de  certains individus. J’ai beaucoup aimé, comme semble t-il l’ensemble de la salle, pleine, qui a bien applaudi, et pas mal rigolé. Le texte est drôle et les personnages, un brin (voire beaucoup !) fêlés, magnifiquement interprétés.

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Séries :

  • Je viens de commencer une nouvelle série (qui en fait n’est pas récente du tout) sur NETFLIX, qui va me durer un moment puisqu’il ‘y a je crois 8 saisons, « Modern Family« . C’est une comédie dans laquelle on suit le quotidien de trois familles voisines et surtout liées par le sang : la famille classique avec le papa, la maman et les trois enfants (une ado, une pré-ado et un enfant), le couple gay avec un bébé adopté au Vietnam et la famille recomposée avec le cinquantenaire (voire plus !) riche qui s’est remis en couple avec une jeune et sexy Colombienne, mère d’un gamin un peu particulier. Le cinquantenaire en question est le père de la mère de famille et de l’un des deux gays. C’est ma foi sympathique, idéal pour m’occuper quand je fais mes étirements ^^.

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Bilan cul de la semaine #1

Pas de panique ! Je ne vous parlerai point ici de mon intimité, qui demeure bien sûr intime et donc personnelle, mais de culture ! Ouf !!

J’ai piqué ce petit jeu de mot si je puis dire à la Youtubeuse « Solange te parle », voilà tout ;-).

Il sera donc question ici, sur ce blog ô combien désert (mais je m’en fous ! ^^), chaque semaine, le dimanche ou le lundi, et de manière assez brève, des livres que j’ai lus ainsi que des films, séries ou spectacles que j’ai vus. Sachant que je fais un article complet pour chacun de mes coups de cœur.

Livres

  • J’ai terminé la semaine dernière donc « Les perroquets de la Place d’Arezzo«  de mon bien-aimé Eric-Emmanuel SCHMITT. J’ai aimé ce roman assez volumineux qui raconte la vie sentimentale de plusieurs riverains de la Place d’Arezzo (en Belgique), habitée aussi d’ailleurs par tout un tas de perroquets bruyants, qui vont plus ou moins voir leur vie basculer suite à la réception d’un mot d’amour anonyme : «Ce mot simplement pour te signaler que je t’aime. Signé : tu sais qui.». Beaucoup de personnages fort différents et des histoires attachantes. On ne s’ennuie pas une seconde. Les-perroquets-de-la-place-d-Arezzo
  • J’ai aussi lu « Un roman français« , de Frédéric BEIGBEDER. C’est le premier BEIGBEDER que je lis et en plus c’est son autobiographie. A l’occasion d’une incarcération pour consommation de stupéfiants sur la voie publique, BEIGBEDER se remémore, ou plutôt tente de se remémorer (car il répète ne se souvenir de rien…ce qui finalement est faux), son enfance. Ce n’est pas un coup de  cœur, je n’ai pas plus accroché que ça, j’ai eu du mal à m’y retrouver et à m’attacher vraiment. Mais je n’ai pas non plus détesté. Pourquoi pas essayer de lire un de ses romans ?

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Cinéma :

  • J’ai vu « Le Book Club« , comédie américaine de Bill HOLDERMAN, avec notamment Jane FONDA dans l’un des rôles principaux. Ce fameux club de lecture donc n’est en fait qu’un prétexte à quatre amies d’âge mûr de se retrouver pour échanger sur leurs vies et notamment leurs amours. Elles sont toute différentes et vivent toutes des choses différentes. La lecture du fameux « Cinquante nuances de Grey » (que je n’ai personnellement pu lire au-delà de 50 pages…) va un peu bouleverser ces dames… J’ai plutôt bien aimé ce film, notamment grâce aux actrices. J’ai bien ri lors de certaines scènes et ai regretté parfois quelques longueurs. Le happy end, pour toutes les quatre !, est bien sûr hyper attendu mais agréable tout de même.

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Spectacles :

  • Je suis allée écouter de la musique classique au Théâtre de CAEN, un quatuor à cordes (2 violons, 1 violoncelle et 1 alto), « Intégrale des quatuors de Haydn – Saison II/Concert 6« . Je débute encore en musique classique et apprécie surtout les symphonies pour le moment, j’ai donc parfois été un peu distraite et n’ai pas sans doute pas apprécié le concert à sa juste valeur. Néanmoins j’ai apprécié que cela soit commenté par un Monsieur très balaise sur le sujet et très agréable à écouter. Par ailleurs un chef caennais cuisinait en parallèle, dans le foyer où avait lieu le concert, un bouillon qui sentait hyper bon et j’ai apprécié l’originalité de la démarche. A refaire donc, ne serait-ce que pour habituer mon oreille. event_integrale-des-68-quatuors-de-haydn-saison-1-2_108726
  • Ensuite, en fin de semaine, changement d’ambiance avec un match d’impro made in MACÉDOINE ! J’y suis allée avec 2 copines et c’était cool. C’était un match qui opposé les élèves de l’association, les initiés. Si le niveau n’était pas professionnel, j’ai néanmoins bien ri (et que ça fait du bien !). J’ai été touchée par leur maladresse ^^. Et j’ai hâte de m’y remettre à mon tour !

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Séries :

  • Je suis maintenant abonnée à Netflix qui me permet de regarder une série sympa le soir pendant que je fais mes indispensables étirements du psoas. Je viens de finir ma 6ème série, « Scream Queens« , en deux saisons pour le moment. Cette série est loufoque, marrante si on la prend au moins au 37ème degré et un peu dégueulasse à certains moments (les meurtres). Pour faire court, il y est question à chaque fois d’un méchant (forcément) serial killer qui se déguise et tue plein de gens qui ne lui ont rien fait sous prétexte de se venger. Les vraies têtes à claques qui mériteraient bien elles d’être punies arrivant toujours à survivre elles ! C’est débile ! 😀

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S’arranger avec sa conscience.

Récemment ma « bijoutite » aiguë m’a reprise. Oui oui oui, je recommence à acheter par ci par là des bijoux dont je n’ai bien entendu pas besoin (et alors que j’en ai déjà bien de trop)! Ahem…je ne suis pas fière de moi.

A nouveau atteinte par cette étrange maladie, cette semaine j’ai donc acheté une bague, un jolie petite perle rose montée sur argent de la marque Elsa Lee, pour 49 euros. Voici la bête, en photo ci-dessous. Elle est jolie non ? Élégante, féminine, discrète mais pas trop et tout et tout ❤

Oui oui oui, je sais, j’ai honte…n’empêche que je la trouve trop chouette et que j’en suis contente ! Ahem…bonjour les contradictions.

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J’ai d’abord essayé de me convaincre que la bague Pandora que j’ai eu pour Noël et que je porte au majeur droit se sentait vraiment seule et qu’elle avait besoin d’une copine à côté d’elle, pour ne pas déprimer. Une copine qui aille bien avec elle, comme cette petite perle rose…Pas convaincant hein ? Ridicule même ! (Surtout quand on sait que, finalement, je porte la perle rose toute seule, sans la Pandora, à côté puisque je n’aime pas porter deux bagues à la même main…).

Bref, je ne suis pas contente de moi car c’est un achat inutile, superficiel et égoïste. Si si si, égoïste !

Au-delà du fait que mon compte en banque est loin d’être positif en fin de mois et que je n’ai donc pas 50 euros à gaspiller pour quelque chose dont je n’ai pas besoin et que j’ai déjà en quantité trop importante (vraiment), je ne peux m’empêcher de penser à tous les gens qui n’ont même pas l’argent suffisant pour se nourrir, se vêtir ou se loger, à toutes les associations qui auraient bien besoin de fonds pour aider des personnes en difficulté, pour sauver des animaux ou encore pour préserver la planète. Ces 50 euros auraient pu servir à quelque chose de bien plus utile qu’à l’achat d’une énième bague.

Alors oui je sais que je ne suis pas la seule à jeter l’argent par les fenêtres en achats inutiles alors qu’il y a tant de misère sur cette planète, je sais que je ne pourrais pas sauver le monde avec mon petit salaire quand bien même j’adopterais un mode de vie minimaliste, je sais qu’il y a des gens très riches qui se vautrent dans le luxe alors qu’ils pourraient eux sauver beaucoup de monde avec leurs millions/milliards, je sais qu’il y a bien des gens qui devraient avoir plus honte que moi…mais je culpabilise quand même.

Pourtant je l’ai achetée cette bague, et j’en achèterai sûrement d’autres encore, parce que j’en avais envie et que je n’ai pu y résister, parce que je travaille pour gagner de l’argent et qu’il faut bien se faire plaisir tout de même !

Alors que faire pour ne pas me sentir si nulle, pour ne pas culpabiliser, pour calmer ma conscience ? Promettre de ne plus recommencer serait peine perdue, je le sais…

Du coup j’ai décidé de donner. Donner un peu d’argent à une association qui en a besoin. Ça peut paraître con, pour 50 euros dépensés inutilement de donner seulement 10 euros à quelqu’un qui en a besoin, je sais, mais c’est mieux que rien non ? Je me sens un peu mieux et c’est quand même utile. Imaginez, si je donne 10 euros à une association à chaque fois que j’achète un truc inutile celle-ci va être aux anges (mais pas mon banquier) !

Peut-être, qui sait, qu’à terme je donnerai plus à des causes utiles et moins au capitalisme, peut-être que cette habitude que je vais essayer de prendre va finir par me rendre moins consumériste. Je l’espère ! Et en attendant, ces petits gestes seront toujours mieux que rien. Si tout le monde pouvait faire de même peut-être même que ça pourrait avoir un vrai impact à terme…

PS : pour information j’ai choisi de donner 10 euros supplémentaires à l’association SUZI HANDICAP à laquelle je donne déjà 30 euros tous les mois. L’association est tenue par une personne formidable, Stéphanie, qui vient en aide aux animaux handicapés, cause qui me tient très à cœur (moi et les animaux…). J’ai confiance en Stéphanie pour l’avoir déjà rencontrée et avoir vu ce qu’elle faisait. Je vous mets le lien au cas où ^^.

http://www.suzihandicapanimal.fr/demande-don.html

 

 

 

 

 

« Je vais mieux », Jean-Pierre AMERIS.

Hier, moi, ma copine et mon dos douloureux avons vu « Je vais mieux » au cinéma, comédie française réalisée par Jean-Pierre AMERIS et tiré d’un roman de David FOENKINOS.

Le rôle principal, Laurent, un quadragénaire subitement victime d’une fulgurante douleur au dos, est interprété par Eric ELMOSNINO.

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L’histoire donc est simple, Laurent, architecte, marié, père d’une grande fille, a soudainement mal au dos et cherche évidemment 1) A résoudre le problème, en allant chez l’ostéo, 2) A comprendre le problème, en faisant une radio et un scanner du dos. Le tout évidemment se révélant un parfait échec.

Finalement c’est un psy qui lui donnera la solution : Laurent, trop gentil, limite mou, se laissant marcher sur les pieds, doit dire aux gens ce qu’il a sur le cœur. Et ça ira de tableaux moches, à une coupe de cheveux ratée en passant par les défauts de sa femme ou le manque d’amour de ses parents. Au passage il trouvera l’amour d’ailleurs, sinon ça ne serait pas  vraiment une comédie ^^.

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Pourquoi j’ai aimé ce film ?

Tout d’abord je me suis identifiée au héros, Laurent, qui se laisse marcher sur les pieds sans se défendre, ne dit jamais ce qu’il pense aux autres si c’est blessant, bref qui manque de confiance en lui et se fait par conséquent emmerder !

A la fin il parvient à se libérer de sa peur de dire ce qu’il a sur le cœur, une sacrée victoire, que j’espère connaître aussi un jour (même si ce n’est pas aussi facile que le film voudrait nous le faire croire).

Ensuite j’ai aimé le thème développé, la psychosomatique, le lien entre le corps et l’esprit. Oui, les douleurs sont parfois (souvent ?) liées au stress, aux angoisses, aux non-dits, bref à la tête !

Alors ce n’est pas forcément toujours le cas (parfois on est juste monté à l’envers…) et si ça l’est je ne suis pas sûre (du tout) qu’un seul et unique rendez-vous chez un psy suffise à comprendre et résoudre tous ses blocages…mais le message reste très intéressant.

En plus le film parle d’un problème ô combien commun de nos jours, à cause du stress mais aussi de nos vies trop sédentaires (les heures passées assis devant son ordinateur), à savoir le fameux mal de dos, qui toucherait, un jour ou l’autre, 80 % de la population.

J’avais d’ailleurs moi-même mal au dos en allant voir ce film, mal qui dure depuis 15 jours suite à un rendez-vous chez l’ostéo…mais n’en parlons plus :-/

 

 

 

« De battre mon cœur s’est arrêté », Jacques AUDIARD

Hier à la télé je suis tombée sur « De battre mon cœur s’est arrêté« , film de Jacques AUDIARD, daté de 2005, que je n’avais jamais vu.

J’avoue, j’ai décidé de le regarder parce que le héros est interprété par mon acteur chouchou du moment, j’ai nommé Romain DURIS ❤

 

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Si Romain DURIS y est effectivement craquant ^^, ce n’est pas le seul intérêt du film. Bonne surprise !

Si je n’ai pas adoré l’ambiance et l’histoire du film, j’y ai tout de même trouvé une certaine satisfaction. Bref, ce film m’a parlé et a su susciter mon intérêt.

L’histoire c’est celle de Tom, 28 ans, qui évolue dans un milieu de crapules et suit les traces de son père, un agent immobilier véreux. Bon cette partie là n’est évidemment pas ma préférée, les personnages qui y évoluent étant détestables.

Mais une rencontre replonge Tom dans une ancienne passion, le piano, que lui avait appris sa défunte mère. Il se met alors en tête de passer un concours et prends des cours, en parallèle de son travail.

Et c’est là tout l’intérêt du film, cette passion, cet art, que représente le piano. C’est ce qui va sauver Tom, sauver son âme, bouleverser positivement sa vie, l’empêchant de plonger totalement dans la malhonnêteté, la vénalité, la violence et les ennuis (contrairement à son père pour qui ça va mal se finir).

Et c’est ça qui fait toute la différence pour moi, moi qui suis persuadée que les passions, en particulier artistiques, changent la vie, lui donnant du sens dans ce monde cruel et mercantile. La passion, l’art, la culture, ça apporte sincérité, authenticité, profondeur à la vie.

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Et puis, aussi, j’ai vu dans ce film un message sur ce qu’on pourrait appeler le karma. En voyant toutes les crapules du film agir sans respect ni scrupule et surtout sans autre but que l’enrichissement matériel (ou le plaisir charnel…), je n’ai pu m’empêcher de penser qu’on ne pouvait pas agir ainsi, « mal », sans en payer un jour les conséquences. Que ce soit dans cette vie ou dans une autre. Chaque acte, chaque parole, et même chaque pensée, a des répercussions. Comme un boomerang, ça vous revient tôt ou tard à la figure.

Du moins c’est ce que j’aime à penser. C’est ce que j’espère plus exactement. Car sinon comment supporter toutes les horreurs qui salissent chaque jour notre belle planète ? Mais je m’égare…

Bref, chacun verra dans ce film ce qu’il y voudra (peut-être même juste le beau sourire de Monsieur DURIS 😀 ), comme dans n’importe quel film, spectacle ou livre du reste. Moi j’y ait vu deux sujets qui me touchent pas mal en ce moment. Et vous ?

 

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Une petite photo du Monsieur juste pour le plaisir ^^

 

Comme un goût de reviens-y…

Hier soir je suis allée voir une pièce au Théâtre de Caen, « Piège Mortel« . Je n’ai pas adoré cette pièce à cause de son atmosphère un peu trop sombre à mon goût (c’est du polar) mais c’était une bonne pièce. J’étais au premier rang. J’aime être prêt de la scène, suffisamment pour voir les visages, les expressions, même si le premier rang est peut-être un peu trop prêt.

Vendredi et samedi soir je suis aussi allée voir des matchs d’impro (improvisation théâtrale pour les néophytes), opposant l’équipe de Macédoine, équipe normande à laquelle j’ai appartenu, et l’équipe de France d’impro, rien que ça ! Macédoine fêtait ses 20 ans alors ils avaient mis le paquet en invitant des pointures. Et ça valait le coup, ils ont un sacré talent les lascars, je me suis régalée !

 Cette année j’ai en effet recommencé à aller voir des spectacles, notamment du théâtre (mais aussi de la danse ou de la musique), car si j’aime le cinéma, le spectacle vivant offre plus d’émotions je trouve. Et qu’après tout autant multiplier les sorties et les plaisirs ^^. D’ailleurs l’année prochaine j’ai décidé de m’abonner au théâtre pour aller voir un maximum de spectacles (à un tarif privilégié) !

Mais…pas que !

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Match d’impro avec Macédoine…il y a longtemps.

J’ai aussi décidé de reprendre le théâtre et/ou (sûrement et) l’impro en septembre, histoire de monter moi aussi sur les planches. Car malgré ma timidité, bizarrement, j’aime être sur scène. Allez comprendre !

J’ai d’abord envisagé la reprise du théâtre (reprise car j’ai déjà pratiqué pendant plusieurs années il y a environ 8 ans) dans l’hypothèse où je ne pourrais pas reprendre la danse. Un peu par dépit donc. Car oui, si je pouvais reprendre la danse en septembre ce serait formidable… mais sincèrement j’en doute. Et même si par miracle je peux, je ne ferai qu’un cours par semaine et j’aimerais donc l’associer à un cours hebdomadaire de théâtre ou d’impro. Histoire de ne pas mettre tous mes œufs dans le même panier. De me diversifier. De multiplier les plaisirs. Et si je ne reprends pas la danse, et bien ce sera sûrement théâtre ET impro, les deux étant différents et fort complémentaires ma foi. La scène, les spectacles, m’ont trop manqué cette année !

Et à dire vrai, plus j’y pense (surtout depuis que je rematte des matchs d’impro 🙂 ), plus je me rends compte que j’ai vraiment envie de refaire du théâtre.

J’ai gardé des merveilleux souvenirs de mes années théâtre et impro, même si ce n’était pas toujours facile, rapport à ma timidité.

En refaire ne pourrait pas me faire de mal d’ailleurs, même si cette fois l’objectif ne serait pas de vaincre ma timidité mais de me faire plaisir. C’est par ailleurs un très bon moyen de rencontrer des gens divers et variés (parce que bon à la danse pour commencer ce ne sont que des filles…), de sortir, de m’ouvrir… Ça peut peut du reste, à mon avis servir, dans beaucoup d’occasions de la vie quotidienne de savoir un peu jouer la comédie et improviser.

Enfin, je viens de me rendre compte que les cours de théâtre ou d’impro  laissent beaucoup plus de place à la libre expression, à l’imagination, à la créativité, que les cours de danse où finalement on reproduit juste les mouvements et chorégraphies de la prof (mais j’adore la danse !). Moi qui aime la littérature et les mots, lire et écrire, je vais aussi plus trouver mon compte au théâtre qu’à la danse (mais j’adore la danse !).

Bref, je vais reprendre le théâtre et je suis ravie. Et si je peux aussi danser je serais doublement ravie ^^

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J’ai même fait arbitre. Jouer la méchante j’adore !

 

« La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules », Philippe DELERM

Je l’ai autant aimé que « Journal d’un homme heureux » ce livre, qui date de 1997, de Philippe DELERM (et que, pour la petite anecdote, j’ai eu gratos grâce à un voisin qui  met régulièrement à disposition des livres dans l’entrée de l’immeuble. Merci Monsieur ou Madame que je ne connais pas ^^).

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Pas vraiment un journal en encore moins une autobiographie, pas non plus un roman ni même un recueil de nouvelles. Mais alors c’est quoi ce livre ? Hum…un recueil de tous petits textes déjà (environ une ou deux pages à chaque fois, en format poche).

Des textes qui traitent, comme l’annonce d’ailleurs le titre, de tous petits, minuscules même, plaisirs de la vie, comme la première gorgée de bière justement. Ou le croissant du dimanche. Du Philippe DELERM donc. Exactement la même atmosphère que dans « Journal d’un homme heureux« .

Philippe DELERM dépeint avec émotion, plaisir, extase presque, sans compter une très bonne écriture et un bon sens de la formule, les tous petits riens, les infimes plaisirs qui remplissent notre quotidien.

Comme c’est écrit sur la quatrième de couverture, « Oh, c’est presque rien, le bonheur à la DELERM. Juste des instants fugaces qui sont des moments de grâce. Et qu’il offre, en partage. Avec des phrases ciselées dont le charme s’étire sur une page ou deux. Pas plus. Et ça suffit. Quand on flâne avec Philippe DELERM, on se sent bien, on se sent libre, on se sent vivre. On est en pantoufles dans sa tête…« .

C’est tout à fait ça ! Pas d’intrigue, de suspens, pas de personnages…mais pas d’ennui ! Non, du plaisir. Enfin pour moi.

Pas non plus de morale, de grandes théories. Pas question de spiritualité, de philosopie ou de psychologie. Pas de témoignage poignant ou d’acte théorique. Juste le quotidien ordinaire d’un individu non moins ordinaire.

Et pourtant tout est dit ! A quel point la vie, au fond, est belle, dans sa plus simple banalité.

Chaque thème parle à tout un chacun. Et chaque page nous fait prendre conscience que, oui, la vie recèle de plaisirs petits, simples, mais divins, magiques. De minuscules plaisirs qui peuplent notre bonheur, au fond. Et que chacun a le pouvoir d’être heureux, en apprenant à observer ces touts petits plaisirs et à s’en délecter. C’est une sorte de « Carpe Diem » que nous raconte ce recueil.

C’est tout à fait conforme à ma philosophie (ou tout du moins à celle que j’essaie d’adopter, en remplissant par exemple chaque soir un journal de gratitude avec au moins 3 « kiffs » de la journée), j’adore !

D’ailleurs je vais essayer de faire le même genre de petits textes, excellent exercice pour améliorer sa joie de vivre et son écriture ^^.

Pour terminer, voici quelques uns des « plaisirs minuscules » dont il est si superbement question (bon il n’est pas question que de nourriture en réalité mais ce sont les sujets qui me parlent le plus ^^) :

  • Le paquet de gâteaux du dimanche matin,
  • L’odeur des pommes,
  • Le croissant du trottoir,
  • L’inhalation,
  • On pourrait presque manger dehors,
  • L’autoroute la nuit,
  • Un banana-split,
  • Lire sur la plage,
  • Le dimanche soir,
  • Le cinéma,
  • […].

couverture

Je vous épargne les citations habituelles, sinon nous sommes encore là demain. Et puis,  ce sera un plaisir bien plus agréable de découvrir par vous-mêmes tous ces irrésistibles textes…

 

« L’homme qui voyait à travers les visages », Eric-Emmanuel SCHMITT

Sacré écrivain (et pas que, loin s’en faut !) qu’Eric-Emmanuel SCHMITT je trouve. Intelligent, cultivé, mélomane, ouvert d’esprit, et j’en passe, si vous voulez mon avis.

En tout cas j’aime bien ce que j’ai déjà lu de lui, c’est-à-dire pas grand chose pour le moment (3/4 livres), surtout compte-tenu de sa prolixité. Du coup j’ai de quoi faire si je veux à peu près lire toute son oeuvre, c’est chouette.

De ce que je retiens pour le moment de ses romans (il est aussi dramaturge, mais je n’ai pas encore abordé ses pièces de théâtre pour le coup, et écrit des nouvelles), c’est qu’il mêle à la fiction, très bien ficelée, avec une vraie histoire, une vraie intrigue et tout ce qu’il faut pour ne pas s’ennuyer, une réflexion, une forme de philosophie, sur des sujets variés, notamment la croyance et les religions. Et ce de manière assez intelligente il me semble.

Et je trouve ça chouette, faire réfléchir les gens, leur apprendre des choses aussi, sans en avoir l’air. On n’apprend jamais aussi bien qu’en se divertissant à mon avis. Pour ma part en tout cas je trouve les livres purement spirituels, philosophiques ou psychologiques, bref purement théoriques, ennuyeux à la fin, donc cette forme de littérature me convient bien.

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Il a l’air sympa non ?

Pour ce qui est du roman « L’homme qui voyait à travers les visages« , Eric-Emmanuel SCHMITT aborde Dieu, les religions (judaïsme, christianisme, islam) et la violence qui peut en découler, à savoir le terrorisme comme on peut y être être confrontés actuellement (des hommes qui se font exploser et tuent d’autres personnes en même temps). Tout ça de manière intelligente je trouve.

L’intrigue est par ailleurs parfaitement menée. On ne s’ennuie pas et on n’imagine pas une seconde ce qui va se passer et comme ça va finir.

Bref, un parfait mélange de bonne fiction et de bonne réflexion.

A noter de vraiment original dans ce roman : Eric-Emmanuel SCHMITT qui intervient dans l’histoire, dans son propre rôle d’écrivain connu, et le héros qui dialogue avec Dieu, rien que çà !

Pour le reste, je ne vous spoile pas du déroulé de l’action et de la surprenante fin !

Pour ma part j’ai immédiatement accroché à ce livre grâce à son héros, Augustin, stagiaire dans un journal, orphelin sans un sou, affamé, et qui a le don de voir les morts. Je me suis pas mal identifiée à ce personnage malmené par la vie, abandonné de ses propres parents, ignoré ou méprisé de tout le monde. Allez savoir pourquoi…^^

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