« La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules », Philippe DELERM

Je l’ai autant aimé que « Journal d’un homme heureux » ce livre, qui date de 1997, de Philippe DELERM (et que, pour la petite anecdote, j’ai eu gratos grâce à un voisin qui  met régulièrement à disposition des livres dans l’entrée de l’immeuble. Merci Monsieur ou Madame que je ne connais pas ^^).

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Pas vraiment un journal en encore moins une autobiographie, pas non plus un roman ni même un recueil de nouvelles. Mais alors c’est quoi ce livre ? Hum…un recueil de tous petits textes déjà (environ une ou deux pages à chaque fois, en format poche).

Des textes qui traitent, comme l’annonce d’ailleurs le titre, de tous petits, minuscules même, plaisirs de la vie, comme la première gorgée de bière justement. Ou le croissant du dimanche. Du Philippe DELERM donc. Exactement la même atmosphère que dans « Journal d’un homme heureux« .

Philippe DELERM dépeint avec émotion, plaisir, extase presque, sans compter une très bonne écriture et un bon sens de la formule, les tous petits riens, les infimes plaisirs qui remplissent notre quotidien.

Comme c’est écrit sur la quatrième de couverture, « Oh, c’est presque rien, le bonheur à la DELERM. Juste des instants fugaces qui sont des moments de grâce. Et qu’il offre, en partage. Avec des phrases ciselées dont le charme s’étire sur une page ou deux. Pas plus. Et ça suffit. Quand on flâne avec Philippe DELERM, on se sent bien, on se sent libre, on se sent vivre. On est en pantoufles dans sa tête…« .

C’est tout à fait ça ! Pas d’intrigue, de suspens, pas de personnages…mais pas d’ennui ! Non, du plaisir. Enfin pour moi.

Pas non plus de morale, de grandes théories. Pas question de spiritualité, de philosopie ou de psychologie. Pas de témoignage poignant ou d’acte théorique. Juste le quotidien ordinaire d’un individu non moins ordinaire.

Et pourtant tout est dit ! A quel point la vie, au fond, est belle, dans sa plus simple banalité.

Chaque thème parle à tout un chacun. Et chaque page nous fait prendre conscience que, oui, la vie recèle de plaisirs petits, simples, mais divins, magiques. De minuscules plaisirs qui peuplent notre bonheur, au fond. Et que chacun a le pouvoir d’être heureux, en apprenant à observer ces touts petits plaisirs et à s’en délecter. C’est une sorte de « Carpe Diem » que nous raconte ce recueil.

C’est tout à fait conforme à ma philosophie (ou tout du moins à celle que j’essaie d’adopter, en remplissant par exemple chaque soir un journal de gratitude avec au moins 3 « kiffs » de la journée), j’adore !

D’ailleurs je vais essayer de faire le même genre de petits textes, excellent exercice pour améliorer sa joie de vivre et son écriture ^^.

Pour terminer, voici quelques uns des « plaisirs minuscules » dont il est si superbement question (bon il n’est pas question que de nourriture en réalité mais ce sont les sujets qui me parlent le plus ^^) :

  • Le paquet de gâteaux du dimanche matin,
  • L’odeur des pommes,
  • Le croissant du trottoir,
  • L’inhalation,
  • On pourrait presque manger dehors,
  • L’autoroute la nuit,
  • Un banana-split,
  • Lire sur la plage,
  • Le dimanche soir,
  • Le cinéma,
  • […].

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Je vous épargne les citations habituelles, sinon nous sommes encore là demain. Et puis,  ce sera un plaisir bien plus agréable de découvrir par vous-mêmes tous ces irrésistibles textes…

 

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« L’homme qui voyait à travers les visages », Eric-Emmanuel SCHMITT

Sacré écrivain (et pas que, loin s’en faut !) qu’Eric-Emmanuel SCHMITT je trouve. Intelligent, cultivé, mélomane, ouvert d’esprit, et j’en passe, si vous voulez mon avis.

En tout cas j’aime bien ce que j’ai déjà lu de lui, c’est-à-dire pas grand chose pour le moment (3/4 livres), surtout compte-tenu de sa prolixité. Du coup j’ai de quoi faire si je veux à peu près lire toute son oeuvre, c’est chouette.

De ce que je retiens pour le moment de ses romans (il est aussi dramaturge, mais je n’ai pas encore abordé ses pièces de théâtre pour le coup, et écrit des nouvelles), c’est qu’il mêle à la fiction, très bien ficelée, avec une vraie histoire, une vraie intrigue et tout ce qu’il faut pour ne pas s’ennuyer, une réflexion, une forme de philosophie, sur des sujets variés, notamment la croyance et les religions. Et ce de manière assez intelligente il me semble.

Et je trouve ça chouette, faire réfléchir les gens, leur apprendre des choses aussi, sans en avoir l’air. On n’apprend jamais aussi bien qu’en se divertissant à mon avis. Pour ma part en tout cas je trouve les livres purement spirituels, philosophiques ou psychologiques, bref purement théoriques, ennuyeux à la fin, donc cette forme de littérature me convient bien.

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Il a l’air sympa non ?

Pour ce qui est du roman « L’homme qui voyait à travers les visages« , Eric-Emmanuel SCHMITT aborde Dieu, les religions (judaïsme, christianisme, islam) et la violence qui peut en découler, à savoir le terrorisme comme on peut y être être confrontés actuellement (des hommes qui se font exploser et tuent d’autres personnes en même temps). Tout ça de manière intelligente je trouve.

L’intrigue est par ailleurs parfaitement menée. On ne s’ennuie pas et on n’imagine pas une seconde ce qui va se passer et comme ça va finir.

Bref, un parfait mélange de bonne fiction et de bonne réflexion.

A noter de vraiment original dans ce roman : Eric-Emmanuel SCHMITT qui intervient dans l’histoire, dans son propre rôle d’écrivain connu, et le héros qui dialogue avec Dieu, rien que çà !

Pour le reste, je ne vous spoile pas du déroulé de l’action et de la surprenante fin !

Pour ma part j’ai immédiatement accroché à ce livre grâce à son héros, Augustin, stagiaire dans un journal, orphelin sans un sou, affamé, et qui a le don de voir les morts. Je me suis pas mal identifiée à ce personnage malmené par la vie, abandonné de ses propres parents, ignoré ou méprisé de tout le monde. Allez savoir pourquoi…^^

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« Résiste ! », Jeanne PELAT.

« Une vie dans un corps que je n’ai pas choisi ».

 

« Les tout petits bonheurs« , d’Henry FRASER, m’a donné envie de lire d’autres témoignages inspirants de personnes au parcours difficile mais à la volonté et au moral (quasi) sans failles.

En cherchant sur Google je suis tombé sur le titre « Résiste » qui m’a donné envie de découvrir le témoignage de Jeanne PELAT.

Jeanne, qui a une vingtaine d’années, souffre de myopathie, une forme rare en plus. Elle a d’ailleurs été marraine du Téléthon en 2004, à l’âge de 8 ans.

Pour les incultes comme moi, la myopathie regroupe un ensemble de maladies qui touchent les muscles. En général la myopathie a une origine génétique. Pour faire vraiment très très court.

Concernant Jeanne, ils ont découvert sa maladie alors qu’elle était enfant. Les premiers symptômes furent qu’elle tombait sans cesse, était maladroite, avait du mal à se mouvoir. Un jour elle s’est cassé le fémur et n’a plus jamais remarché. Elle est désormais en fauteuil roulant et a besoin d’assistance au quotidien, que ce soit pour prendre ses cours en notes ou encore s’habiller. Elle a été hospitalisée et opérée de nombreuses fois, son état s’étant un peu stabilisé avec l’âge. La douleur physique, mais aussi morale, fait évidemment partie de son quotidien.

Je ne sais pas ce qui est le pire entre naître avec une telle maladie, comme Jeanne, ou finir paralysé suite à un accident comme Henry… Je crois que c’est surtout injuste pour eux. Mais qu’il faut qu’ils fassent avec.

Une fois de plus ce témoignage est une formidable leçon de vie qui m’inspire (et me fait aussi sentir un peu nulle, moi si douillette et angoissée pour un rien…) et devrait inspirer beaucoup de gens.

Jeanne en effet reste, malgré son handicap, les difficultés du quotidien, la douleur et l’incertitude totale quant à l’évolution de sa maladie, positive et combative. Vivante, pleinement vivante, bien plus que nombreux bien portants à mon avis.

Elle aime la vie et le dit, le répète, elle la croque à pleines dents, ne s’inquiétant pas pour l’avenir, pour ce qui l’attend, mais vivant au jour le jour. Elle suit des études qu’elle mène avec brio (18 de moyenne au  bac !), elle a une vie de famille, des amis, un petit ami, lit, écoute de la musique, écrit, prie aussi (elle croit en Dieu), est coquette comme toute fille de son âge, participe tous les ans au Téléthon…tout ça en plus des soins que nécessitent la maladie. Moi je dis chapeau !

Elle ne s’apitoie pas sur son sort, ne se lamente pas, ne se demande pas pourquoi elle, n’espère même pas la guérison. Non elle aime sa vie comme elle est, elle dit ne rien regretter. Elle est heureuse, tout simplement. Pour elle la maladie a un sens, une raison, c’est une épreuve destinée à lui apprendre quelque chose, presque un cadeau.

Bref tout un chacun, et moi la première, qui a un corps en parfait état de marche (ou presque) et une santé de fer mais se plaint pour tout et rien peut en prendre de la graine !

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Sans plus tarder, voici quelques phrases qui m’ont particulièrement marquées et résument bien je trouve la philosophie de vie de Jeanne :

« J’étais bien embêtée de ne pas pouvoir faire la même chose que les autres, mais c’était mon histoire ».

« Après ce calvaire des opérations à répétition, je connais tellement le prix de la vie et du bonheur que je ne veux pas en perdre une miette. Etre triste, malheureuse, est devenu impensable pour moi, alors que je suis en vie« .

« Et je n’ai pas envie d’être « visiblement » à plaindre. Ma dignité aujourd’hui, c’est ce qu’il me reste d’agréable à montrer. Ne pas me laisser aller, prendre soin de ce qui est encore joli, c’est primordial pour moi, pour mon équilibre psychologique comme pour les relations sociales ».

« A un moment donné, il faut se dire que cela ne va pas s’arranger, inutile de nier les évidences. Mais il est hors de question de renoncer à vivre ! ».

« La réalité, c’est raconter notre existence, dire que notre vie n’est pas facile, mais que c’est un  cadeau inestimable, et que je suis heureuse« .

« Je n’ai pas d’autre vie, c’est la mienne, et je ne fais rien d’extraordinaire que de vivre cette existence comme je peux ».

« L’épreuve est bien là ; à moi d’en faire quelque chose. Cela prend du temps, mais à moi de recevoir la maladie comme un cadeau, ce « quelque chose » qui vient me bousculer, avec lequel je vais vivre, malgré tout ».

« J’ai appris à vivre au jour le jour sans m’inquiéter du lendemain« .

« La douleur physique est une compagne de tous les jours. Elle ne me quitte jamais vraiment. Il faut s’y faire ; c’est inconfortable, mais cela n’empêche pas de vivre. Je dois juste me familiariser avec elle, trouver autant que possible la parade ».

« Aujourd’hui, c’est clair, je n’échangerais pas ma vie contre une autre« .

« Et si la maladie était un cadeau ? Elle m’a ouvert de multiples horizons. Elle a transformé ma vie, qui ne m’est jamais apparue si précieuse« .

« Tant pis, je fais avec la myopathie. Je vis avec et je ne me sens pas malheureuse. Je suis contente, j’ai une belle vie !« .

« Je ne sais pas ce qui m’attend, et c’est formidable de ne pas être sur une voie tracée d’avance ! ».

« Je sais être prudente tout en vivant à fond. Et on verra bien demain ».

« On peut trouver une utilité aux épreuves : elles nous aident à distinguer ce qui ne sert à rien de ce qui est nécessaire dans la vie« .

« Il n’y a pas malheur assez grand pour passer par-dessus la vie et l’étouffer. Il n’y a aucune vie qui doit dénuée de couleurs ; il faut parfois chercher, écarter bien des ombres, mais chacun est responsable de son existence ».

« La myopathie l’emportera un jour, mais je ne vais pas l’attendre pour vivre. Aussi, je l’ignore, je m’en moque ».

« La vie est un cadeau quotidien« .

« Nous avons la responsabilité d’être heureux. Le bonheur dépend de nous, et nous sommes tous à égalité devant ce défi ».

« Ni le handicap, ni la maladie, ni même la douleur n’empêchent d’être heureux« .

« Quand je me réveille le matin, j’ai envie d’être de bonne humeur, c’est-à-dire disposée au bonheur« .

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Beaucoup de jolis mots, positifs, optimistes, comme « cadeau« , « bonheur« , « heureux« , n’est-ce pas ? ^^

Sincèrement si on avait affaire à une fiction ou à un livre théorique genre spirituel/philosophique je n’y croirais pas, penserais que c’est bien beau tout ça mais non réaliste, mais Jeanne est bien réelle…c’est donc qu’être heureux en toutes circonstances est possible quand on aime la vie et qu’on veut être heureux.

Et ça ça rassure et fait chaud au cœur :-).

Jeanne Pelat, ambassadrice du Téléthon

Ne vous cherchez pas d’excuses, vivez vos passions.

J’avais envie de parler de passions. J’avais aussi envie de parler de détermination. Et je me suis dit que les deux sujets pouvaient parfaitement être liés et traités dans un seul et même article.

Les passions pour moi c’est primordial pour rendre la vie intéressante, supportable même, et pour être heureux en fait. Qu’il s’agisse de l’amour porté à sa famille, d’un boulot à qui l’on consacre tout son temps et toute son énergie ou de centres d’intérêts artistiques, manuels, sportifs ou que sais-je encore (ça ça regarde chacun), tout le monde a besoin je pense de réelles stimulations dans sa vie. En tout cas moi oui !

J’ai besoin pour ma part d’avoir dans ma vie des activités qui me plaisent et me stimulent, sans quoi c’est la déprime assurée ! Les passions occupent, sainement, mon temps et mon esprit, me donnent l’envie de me lever, la force de supporter les journées de travail, me permettent de sortir, de rencontrer des gens parfois et en général m’aident aussi à prendre confiance en moi. Primordial je vous dis !

Je n’admire et n’envie rien tant que les gens passionnés, vraiment passionnés, qui se donnent corps et âme pour leur passion. Il semble se dégager plus de joie, de sérénité et de force de ces gens là.

Et peu importe la passion j’ai envie de dire, l’important c’est qu’elle apporte de la joie à la personne, un sens à sa vie. Je connais une fille de mon âge qui est passionnée par le tricot, et bien je dis bizarre lol mais chouette alors si ça la rend heureuse ! Untel a deux passions, la danse et la pâtisserie, ça l’occupe bien, ça lui fait plaisir, chouette ! Unetelle est passionnée par le sport, là aussi je dis chouette pour elle. Un autre prend son pied à chanter, un autre à écrire…les possibilités sont multiples et le résultat toujours chouette chouette chouette !! Tant que ça nous fait du bien et que ça ne fait de mal à personne, c’est tout bon !

Si j’aime lire, aller au  cinéma, voir des spectacles ou encore écrire (et depuis peu gribouiller), ce qui m’apporte le plus de plaisir et de satisfaction ce sont néanmoins les activités artistiques et surtout scéniques, la danse en particulier.

Cette année a été un peu dure moralement parce que j’ai dû arrêter la danse justement et que les activités que j’ai développées à la place, comme la lecture, l’écriture ou le cinéma, m’apportent moins de plaisir et d’épanouissement. J’espère très très fort pouvoir reprendre la danse d’ici quelques mois, en septembre prochain, mais pas sûr que ça se fasse. Je me prépare au fait que peut-être ça ne sera pas possible et qu’alors je devrais trouver une activité qui me stimule à peu près autant que la danse, en tout cas le plus possible, peut-être le théâtre, pour avoir un peu plus de joie de vivre que cette année. Mais j’aimerais vraiment reprendre la danse, c’est ce qui me procure le plus de plaisir.

Et c’est là que la notion de détermination fait son apparition.

J’ai tendance, je l’avoue, à me morfondre, à déprimer et à me décourager très très très facilement. J’en ai fait tout un fromage de ma douleur à l’aine et de mon impossibilité de danser et je n’en suis pas fière !

Quand je vois ce que certaines personnes (et mêmes certains animaux ) ont à subir comme difficultés (handicap de naissance, grave accident paralysant ou que sais-je encore) et le courage, l’optimisme et la détermination dont elles font preuve malgré tout, j’avoue que j’ai honte de moi. Et que j’ai envie de me mettre des gros coups de pieds au cul !

J’ai vu, lu et entendu plein de messages intéressants dernièrement et j’en ai retenu que : 1) Il y a des gens bien plus à plaindre que moi, vraiment, et bien plus courageux aussi, de vrais exemples à suivre, 2) Se lamenter sur son sort n’apporte rien de bon et aggrave les chose, 3) Il faut rester positif, se concentrer sur ce qui va, sur ce qu’on peut faire, accepter ce qui est (quand on ne peut pas faire autrement) et s’adapter.

Bien sûr tout ça n’est pas facile mais c’est l’attitude la plus logique à adopter, tout simplement.

« Ne vous cherchez pas d’excuses« , voici un phrase que j’ai entendue aujourd’hui et qui résume bien ça. Elle ne m’a pas échappée à moi en tout cas cette phrase.

Bref, tout ça pour dire que je vais faire le maximum pour pouvoir revivre ma passion, la danse, à la rentrée, quitte à souffrir un peu et à m’adapter, si c’est possible. Je vais y aller progressivement mais je vais y aller, me bouger, reprendre le sport et danser. Et s’il n’y a vraiment pas moyen, pas encore, et bien je l’accepterai et trouverai une autre voie, une voie qui m’apportera aussi de la joie et deviendra je l’espère une vraie passion.

Il parait que quand on veut on peur alors…c’est parti !

 

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« Les tout petits bonheurs », Henry FRASER.

 » La leçon de vie d’un jeune homme qui croit que chaque jour peut être un bon jour ».

« Les tout petits bonheurs » ce n’est pas un roman, c’est un témoignage, un récit, l’histoire vraie de Henry FRASER racontée par Henry FRASER.

Dès que j’ai vu ce livre, le titre et le quatrième de couverture, j’ai su qu’il fallait que je l’achète et que je le lise, ce qui fut fait en trois jours, sans regret aucun pour les 15 euros dépensés (en principe je n’achète que des livres de poches, bien moins chers, sauf si coup de cœur).

Pourquoi il me fallait ce livre ? Parce que c’est un livre inspirant, qui invite au positivisme, à la combativité, à l’espoir, et surtout que c’est axé sur des faits réels, donc beaucoup plus légitime selon moi que n’importe quel livre purement théorique ou que n’importe quelle fiction.

Oui, quand Henry FRASER nous explique qu’il faut aimer la vie on le croit, vraiment, parce qu’il nous le prouve, parce qu’il est parfaitement légitime à nous le dire de par son parcours. Et ça, pour moi en tout cas, ça vaut tous les livres psychologiques, spirituels ou philosophiques du monde. Et toutes les histoires aussi.

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Henry FRASER, jeune homme sportif, a 17 ans lorsqu’un terrible accident (il se cogne la tête contre le fond de la mer en plongeant) endommage sa colonne vertébrale et le laisse paralysé des pieds aux épaules. Et ouais, quand même…

Mais Henry (allez, appelons le par son petit nom) est très bien entouré par sa famille, ses amis, le personnel soignant à qui il va être confié, et tout un tas d’autres personnes, et surtout se révèle avoir un mental d’acier. Il va dès lors tout faire pour surmonter au mieux son handicap et retrouver une vie la plus normale possible. Grâce à sa détermination il va pouvoir sortir de l’hôpital plus tôt que prévu, avoir un fauteuil moins lourd, donner des conférences et même peindre avec sa bouche. Un modèle de courage je vous dis !

Ce qui m’a vraiment frappé dans son récit c’est qu’à aucun moment, ou presque, il ne se morfond, ne se plaint, ne déprime, n’angoisse ou ne se met en colère. Non, il « se contente » de faire au mieux pour s’en sortir. A tel point que si ce livre avait été une fiction je me serais dit que ce n’était pas très réaliste autant de force. Mais ce n’est pas une fiction, c’est la réalité. Alors chapeau Henry !

Non parce que moi dans sa situation je serais dévastée, au fond du trou, je me laisserais complètement couler…enfin j’imagine.

Ce témoignage a eu le mérite en tout cas de me remettre un peu les idées en place, de me rappeler que rien ne servait de se lamenter sur son sort, bien au contraire. Moi qui ait tendance, j’en ai bien  conscience, à m’auto-apitoyer, ce livre m’a fait du bien. Je relative beaucoup plus la douleur qui me fait tourner en bourrique depuis 10 mois du coup ! Et j’espère bien que cette volonté d’être moi aussi plus forte, plus positive, va durer…

Ce que je retiendrai le plus de ce livre, que j’essaierai de relire quand je sens que j’ai le moral qui part inutilement vers le fond de mes chaussettes, c’est qu’il faut savoir accepter ce qui ne peut être évité pour ensuite s’adapter et aussi qu’il vaut mieux se concentrer sur ce qu’on peut faire plutôt que sur ce qu’on ne peut pas faire.

Voici quelques phrases qui m’ont particulièrement touchée :

« Chacun d’entre nous peut voir son existence subir un changement soudain, irréversible et inévitable. Nous autres humains sommes plus fragiles que nous nous plaisons à le croire ».

« L’acceptation et l’ambition ne sont pas incompatibles. Combien sommes-nous à vraiment accepter les circonstances actuelles de notre vie tout en la croquant à pleines dents ? ».

« J’ai ressenti d’un coup la véritable valeur de toutes les choses de la vie qui semblaient aller de soi ».

« Aujourd’hui, je crois sincèrement que l’un des sentiments les plus euphorisants de la vie est la gratitude, même à l’égard des plus petites choses ».

« Même les progrès les plus minimes peuvent avoir un impact immense ».

« Par exemple, cela ne m’aidait pas de penser au dernier match de rugby auquel j’avais participé. […] Ce qui m’aidait, c’était de prendre la mesure de tout ce que j’avais fait jusqu’à présent et l’accepter comme une partie de moi-même, plutôt que d’utiliser ces souvenirs de façon négative (« Pourquoi est-ce que ne peux plus faire tout ça ? ») ».

« Je m’étais concentré sur ce que je pouvais faire et non pas sur ce que je ne pouvais pas faire, et j’avais fait des progrès de taille ».

« Nous nous étions tous rendus compte que nous deviendrons plus forts si nous restions concentrés sur les choses que nous étions capables de faire plutôt que sur ce qui nous était inaccessible ».

« Mon âme n’avait de cesse d’être sauvée par ces tout petits bonheurs qui me tombaient dessus à chaque instant ».

« L’adversité m’a fait un beau cadeau. Elle m’a permis de découvrir en moi une compétence dont je n’aurais jamais appris l’existence autrement. Et pour cela, je me sens profondément reconnaissant ».

« A mon avis, ce n’est que quand on accepte le diagnostic et les pronostics que l’on peut continuer à avancer ».

« Comprenant que je ne pouvais pas tomber plus bas, je me suis dit que je ferais mieux d’assumer et de faire face à ma situation. Pour moi, l’acceptation a émergé une fois que j’ai complètement lâché prise et touché le fond. La seule solution pour retrouver un semblant de vie était de tourner le dos à cette obscurité et d’avancer vers la lumière ».

« L’acceptation vous donne l’autorisation et le pouvoir de passer à autre chose, et dès lors qu’on le fait, on peut s’adapter ». 

« L’acceptation et l’adaptation m’ont permis de prendre de nouvelles directions, des trajectoires multiples et satisfaisantes, mais sur mon chemin, c’est la gratitude qui a fait office de boussole ». 

« Si j’éprouvais de l’amertume à l’égard de ce que ne j’ai plus, je pourrais facilement me laisser broyer par elle. Quelle tristesse ».

« Il suffit de laisser de côté ce que ne peux pas faire pour me concentrer sur ce qui est à ma portée ».

« La vie est bien plus simple et bien plus agréable quand on regarde les possibilités qu’elle nous offre plutôt que ce dont elle nous prive.  Chaque jour mérite d’être vécu ».

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Moralité ?

  • Il faut toujours essayer de voir le verre à moitié plein, de se concentrer sur le positif et sur ce qu’on peut faire.
  • Il faut accepter ce qui n’est plus et s’adapter à ce qui est.
  • Il faut être reconnaissant pour tout ce qu’on a, même si ça nous parait parfaitement acquis (comme respirer ou marcher, tout simplement).
  • Il faut prendre les épreuves de la vie comme des leçons, des opportunités d’évoluer et de s’améliorer.

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Je consomme mieux voire moins (enfin j’essaie).

J’ai toujours été une vraie dépensière, un panier percé comme on dit, dépensant le moindre argent en ma possession, voire même de l’argent n’étant pas sur mon compte (et vive l’inventeur du découvert !).

J’ai à plusieurs reprises tenté de me refréner, mais sans réel succès. Les achats étaient compulsifs, ma drogue à moi en quelque sorte.

Mon péché mignon s’est toujours porté principalement sur les bijoux, j’en ai accumulé tellement !, mais j’aime aussi les sacs et j’ai eu ma période déco, sans oublier les livres, notamment. Heureusement je ne m’intéresse qu’épisodiquement aux fringues, rarement aux chaussures et pas du tout du tout aux nouvelles technologies sinon j’aurais déjà un dossier de surendettement à la Banque de France ^^.

Il n’empêche, à force d’être à découvert je me suis inquiétée pour mon compte en banque et mon avenir (j’en ai aussi eu marre de me faire disputer par mon mec…). Et de fil en aiguille, de réflexions en réflexions, j’ai aussi fini par me dire que consommer ne rendait pas heureux (la preuve on a toujours « besoin » d’acheter plus de choses, on est donc pas satisfait de ce qu’on a) et qu’en plus et surtout la surconsommation était mauvaise pour la planète. C’est ce qu’on attend de nous, consommer encore et toujours plus, mais ce n’est pas une bonne chose, ni pour nous ni pour la Terre. Et puis après quel bazar à la maison en plus !

A force ça me déprimait de voir tous ces bijoux que je ne mettais pas et qui prenaient la poussière sur ma commode et toutes ces autres choses qui encombraient mon appart. Si au moins j’étais capable d’en revendre, histoire de me débarrasser un peu de temps en temps,  mais non, même pas, je suis une vendeuse minable…

Alors la solution est, me suis-je dit, de moins consommer. Mais aussi de mieux consommer.

Tout d’abord j’essaie d’acheter moins de choses inutiles, moins de bijoux par exemple. Juste pour des occasions particulières, comme quand je pars en voyage. Et ça marche plutôt pas mal, pas d’achats bijoutesques pendant trois mois, de février à avril. Je suis assez fière de moi ! ^^  En fait ces derniers temps j’ai surtout acheté des livres (ça je me dis que je n’ai pas à culpabiliser c’est de la culture lol) et des places de spectacles (idem et au moins ça ça n’encombre pas l’appart ni ne pollue).

Et puis j’ai aussi décidé de laisser leur chance aux objets de seconde main, au circuit de l’occasion, notamment pour les vêtements. Quand j’ai besoin (ou envie) d’une fringue, voire d’un sac à main ou d’une montre par exemple, je cherche des articles d’occasion. C’est génial car non seulement je paye moins cher mais ça permet aussi et surtout de faire du recyclage au lieu d’acheter encore du neuf et de soutenir ainsi la surproduction.

Par exemple sur Vinted que j’ai découvert il y a peu et que j’adore j’ai dégoté pour 13 euros seulement un trench coat absolument parfait dont j’avais besoin. Et je suis ravie !

Et il y a les brocantes ou foires aux greniers aussi. Je ne pratique pas encore mais je connais des personnes qui y dégotent de vrais trésors ! Encore mieux et plus simple, racheter des fringues, des bijoux ou autre à des amies ou collègues, ça c’est le top du top, j’adore :-).

Et consommer moins et mieux ne concerne évidemment pas que les fringues et autres objets du quotidien. On peut aussi consommer mieux dans le cadre de son alimentation (alimentation locale et de saison, marchés et petits commerçants…) ou dans ses loisirs et vacances (j’aurais tendance à boycotter les voyages lointains qui obligent à prendre l’avion, extrêmement polluant et cher, pour préférer rester dans mon beau pays, la France !). Etc.

Les idées pour consommer moins et mieux ne manquent pas évidemment, avec toujours pour objectif d’alléger ses dépenses, de désencombrer ses placards et surtout de lutter contre la surconsommation et cette foutue société capitaliste qui nous prend pour des acheteurs sur pattes, histoire de préserver un peu notre belle mais déjà bien abîmée planète.

Il ne s’agit pas d’être parfaits, je suis moi-même très loin de l’être, mais de faire un peu, selon ses possibilités. Si chacun y met un peu du sien, fait quelques concessions, je suis sûre que ça pourra changer bien des choses (ou à tout le moins changer en bien quelques petites choses 😉 ).

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Un petit week-end comme ça.

Mon chéri et moi-même avons passé le week-end en Bretagne, du côté de Saint Brieuc, à une heure environ de Saint-Malo (département d’île et Vilaine pour les ignares comme moi ^^). Je lui avais offert une Wonder-Box pour Noël ce qui nous a permis ce petit plaisir. Nous connaissions déjà Saint-Malo pour y être allés une fois et j’en avais gardé un excellent souvenir, ainsi que des autres coins de Bretagne visités d’ailleurs (dont Brocéliande où nous retournons faire un tour en août). La Bretagne c’est vraiment joli et surtout ce n’est pas très loin de la Normandie, ce qui est pratique quand on part seulement 2 ou 3 jours et qu’on ne veut pas en passer les 3/4 dans la voiture.

J’avoue, ce deuxième passage du côté de Saint-Malo (nous y sommes passés samedi et vite fait lundi matin) me laisse cependant un peu moins de paillettes dans les yeux que premier.

Bon, la météo déjà a été…approximative disons ahem. Comme en Normandie du reste. La première fois que nous étions allés en Bretagne, au mois de mars je crois, nous avions eu un temps splendide. Là, arrivés quasiment au mois de mail, ça été un peu la douche froide lol. Mais nous avons quand même eu de la chance dans notre malheur puisque dimanche nous n’avons pas eu de pluie comme c’était prévu. Certes il faisait gris, froid et venteux…mais pas de pluie ! Et le samedi c’était correct, quoi qu’un peu frais. Lundi en revanche c’était catastrophique mais nous repartions donc sans commentaire.

Ensuite j’ai moins apprécié mon séjour à cause de moi-même tout simplement, qui n’avait pas le moral car mal à la jambe, de nouveau. Et oui, ça allait mieux mais une ***** de kiné de **** que je voyais pour la première fois mardi m’a manipulé n’importe comment semble-t’il puisque depuis j’ai remal, ayant perdu l’amélioration que j’avais chèrement gagné depuis la visite chez mon super ostéo. Ô rage, ô désespoir !! Du coup, pas possible de marcher beaucoup car mal + moral dans les chaussettes…= ambiance moyenne quoi. Bon.

Et puis il n’y a évidemment pas eu l’émerveillement de la première visite où je découvrais pour la première fois la Bretagne, bien que redécouvrir un endroit apprécié soit un plaisir non négligeable.

Reste que je préfère dorénavant mille fois un petit séjour comme ça, tranquille, au bord de la mer, en lisière de forêt ou la campagne, à un week-end de folie dans une  grande ville ou capitale. On se balade peinard, on respire le grand air, on mange bien, on fait une ou deux visites, un ou deux magasins (j’ai trouvé un collier pour mon pur plaisir et un vêtement dont j’avais besoin ^^), et on n’est pas stressé par des milliers et des milliers d’autres touristes et ça j’apprécie ! Sans compter qu’on prend la voiture et qu’on en a pas pour des heures, bien moins stressant que prendre l’avion par exemple. En tout cas moi j’ai préféré mes derniers séjours en Bretagne à mes derniers week-ends à Londres ou à Rome, il n’y a pas photo.

Franchement je n’envie même pas les gens qui partent à New-York ou que sais-je, bref loin de la France. Quand je pense aux heures qu’ils vont perdre dans les transports et à la foule qu’ils vont devoir affronter ça me stresse pour eux ! Non, franchement, il n’y a pas besoin de traverser la planète et de la polluer en montant dans un avion pour se changer les idées. En plus l’avion ça coûte souvent très cher. Et puis à l’étranger il y a la langue, qu’on ne parle pas forcément…ahem.

Bref, partir en Bretagne ou ailleurs pas trop loin, même deux jours, même avec un temps bof et un moral un peu limite, avec son amoureux, rien que tous les deux, jouer les touristes, ne plus penser au boulot et à la routine, se balader, visiter et manger, dormir et se faire un peu servir, c’est pas si mal que ça, ça fait drôlement du bien et ça suffit à mon bonheur. Un bonheur simple, sans prétention 🙂

 

 

 

 

J’ai vu, revu et reverrai peut-être « Dans la Brume ».

La semaine dernière je suis allée voir « Dans la brume« , film français de type science-fiction réalisé par Daniel Roby, avec comme acteurs principaux Romain Duris, Olga Kurylenco, Romain Duris, Fantine Harduin, Romain Duris…

Et je suis retournée le voir quelques jours plus tard. Demain je vais au cinéma et je me tâte, j’avoue, à y retourner…

J’ai aimé ce film donc, oui oui oui, je ne peux le nier. Non pas que ce soit un chef d’oeuvre, le film du siècle ou quoi, mais j’ai vraiment accroché.

Mais alors pourquoi ???

Déjà un film de science-fiction français c’est suffisamment rare il me semble pour intriguer. Et pour le coup je le trouve plutôt réussi. Il n’y a pas d’effets spéciaux à l’américaine et ça me va très bien comme ça. Il y a un côté un peu film catastrophe (l’histoire c’est un brume qui envahit Paris et tue les gens qui la respirent…) mais sans le côté spectaculaire et surtout hystérique que je n’aime pas spécialement. C’est sobre, pas dans sang partout, d’explosions ou que sais-je encore. En plus de l’air qui tue les gens…c’est plausible selon moi, dans un avenir plus ou moins lointain, vu ce qu’on fait subir à la planète…bref.

Et puis il y a Romain Duris…

Le film est aussi réussi d’un point de vue esthétique puisqu’on y voit à plusieurs reprises Paris depuis les toits, ce qui offre au film un cadre original et joli. Avec la fameuse brume en plus ça fait même  un effet poétique (si on oublie que cette fameuse brume est fatale bien sûr).

Et il y a Romain Duris…

Le sujet, une catastrophe naturelle qui prend la forme d’une brume irrespirable, est intéressant et pose question je trouve, faisant réfléchir sur l’état de la planète et les catastrophes climatiques auxquelles ont peut s’attendre à l’avenir. Il y est aussi abordé une maladie, dont je ne me rappelle plus le nom, mais qui empêche les personnes atteintes de vivre normalement, les obligeant à vivre dans une « bulle » recréant une atmosphère qu’elle supportent. Là aussi on est amené à se demander pourquoi cette maladie existe et touche de plus en plus d’enfants (la pollution une fois de plus ?).

Et Romain Duris…

Les personnages enfin sont attachants. Le père (Romain Duris), homme ordinaire qui va se transformer en héros pour sauver sa peau et celle de sa fille, la mère qui va se sacrifier aussi pour sa fille, ces parents séparés mais qui s’entendent encore bien, voire s’aime encore, et se solidarisent pour le bien-être de leur fille, cette gamine enfermée dans sa bulle mais vivante malgré tout, les vieux voisins, si émouvants… Pas de personnage désagréable dont on a envie qu’il crève lol !

Et Romain…

La fin, que je ne raconterai pas bien sûr, laisse songeur et surtout plein d’interrogations.

Ah, et je ne crois pas vous avoir parlé de Romain Duris …?! 😀

Romain Duris c’est un acteur que j’ai toujours bien aimé et c’est d’ailleurs ce qui m’a donné envie de voir le film je crois. Mais là, dans ce film, je ne l’ai pas juste bien aimé, je l’ai kiffé grave ! Je ne sais pas pourquoi plus cette fois ci que dans d’autres films, est-ce son rôle qui m’a touchée, est-ce parce qu’il a tendance à se bonifier avec l’âge (plus de charme je trouve ;-)), sa coupe de cheveux et sa barbe que je trouve parfaites, est-ce lié à mon état du moment…? Je ne sais pas mais il m’a fait de l’effet lol.

Allez, je  vous laisse aller le voir ou pas…et coeur coeur love Romain ❤ ^^

 

 

 

 

 

Mon chat, les chats, les animaux…et moi.

Je viens de lire « Autoportrait en chienne« , d’Ina Mihalache, alias « Solange te parle », la youtubeuse (notamment).

Elle y parle de sa petite chienne, qu’elle a adoptée à la trentaine et baptisée Truite, de leur relation…tout ça dans son style bien à elle (cf ses vidéos sur YouTube !).

J’ai vraiment bien aimé pour ma part. Logique, j’aime déjà ses vidéos, son style et les gens qui aiment les animaux ^^

Et ce livre, ainsi que deux bouquins (de style totalement différent) lus précédemment et qui avaient pour sujet cette fois des chats, m’a donné envie de parler moi aussi de mon chat et de ma relation avec lui, voire de ma relation avec les animaux en général. Et des animaux tout simplement. Et de moi, accessoirement.

Je suis d’ailleurs surprise de ne pas en avoir parlé plus tôt de mon chat, je l’adore tellement !

Ce chat donc, Iahou, âgé de 4 ans et demi, nous l’avons adopté mon chéri et moi quand il avait quelques mois à peine. C’était l’un des bébés de la chatte d’un couple d’amis dudit chéri. C’est d’ailleurs ledit chéri qui a choisi le minou parmi ses frères et sœurs, m’en faisant la surprise par la suite (et quelle surprise, depuis le temps que je lui réclamais un chat et qu’il refusait !). Il a choisi Iahou parce qu’il était physiquement différent des autres chatons, c’était le seul à avoir les poils longs. Aujourd’hui encore il a un beau pelage et une queue majestueuse, que nous aimons comparer à un plumeau. D’ailleurs j’ai souvent l’impression qu’il se la pète avec sa queue qu’il aime à faire onduler ^^.

Mon chat c’est mon bébé ! Je lui donne tous les surnoms possibles et imaginables. Ça va de « Mon bébé » donc en passant par « Crapaud« , « Ma beauté » ou encore « Mon amour » …(cette liste est loin d’être exhaustive !). Je crois que ce chat ne doit même pas connaître son  véritable nom !

Je dois lui dire à peu près 12.000 fois par jour à quel point il est beau, splendide…et je crois qu’il aime ça ! Il prend sa pose de sphinx, une pose assez majestueuse et cligne tendrement des yeux quand je m’extasie sur la beauté ^^.

C’est mon trésor, je l’adore, j’en suis folle, gaga même. Je suis son esclave d’une certaine façon. J’étais déjà folle de mes chiens (ma famille et moi avons eu 2 chiens durant mon enfance, Thommy puis Léo), mais avec ce chat c’est pire ! Je suis dingo dingo dingo.

Je crois en effet que j’ai une préférence pour les chats, bien que j’aime aussi les chiens. Je crois que c’est dû au fait qu’ils soient si petits (et par conséquent faciles à prendre dans les bras), qu’ils aient une adorable petite tête et que ce soient des enfoirés. Oui oui, les chats sont des enfoirés, mon chat y compris, j’en ai bien conscience, ils ont leur caractère, sont espiègles, parfois même pire que ça, indépendants et un peu hautains mais j’aime ça. J’aurais tendance à avoir plus de caractéristiques du chat, notamment l’indépendance (je suis une solitaire, je n’aime pas trop l’effet meute), que de caractéristiques du chien. Même dans ma façon de manger : je grignote des petites portions toute la journée. Et surtout toutes leurs conneries me font mourir de rire la plupart du temps !

C’est surtout que mon chat est beau, très très très beau (en toute objectivité :D). Une adorable frimousse avec de grandes moustaches. Un poil long et brillant. Une queue majestueuse. Et un petit corps tout mignon. C’est simple dès que je le vois j’ai envie de le câliner. Je passe une bonne partie de mon temps à essayer de l’attraper dans ce but d’ailleurs. Et lui passe le sien à me fuir. Quand je parviens à l’attraper et que je le « bisoute » il ne manque jamais une occasion de râler. Quelques fois quand même il est content et ronronne ^^.

Vous l’avez compris, je suis folle avec mon chat. Et ridicule. Evidemment je lui parle sans arrêt. Avec une petite voix bêbête, vous savez comme pour les enfants. Je lui donne de surnoms, m’extasie en permanence et le câline dès que je peux. Un cas clinique je vous dis !

Mais c’est comme ça, je suis une amoureuse des chats et des animaux en général, domestiques mais aussi sauvages. J’aime quasiment tous les animaux (à quelques exceptions près et en excluant totalement et définitivement tout ce qui relève des insectes et autres araignées !!!!!!). Même les animaux que je ne trouve pas mignons, voire adorables, je les aime. Et je les respecte surtout. J’ai un fort attachement au règne animal. Je ne pourrai jamais faire de tort à un animal et ne supporte pas l’idée que des gens le fassent. Vraiment, le moindre animal en souffrance me fait pleurer. Je suis désespérée. Et tellement en colère contre les gens ! C’est vraiment intense. J’ai une empathie extrême pour les animaux, plus que pour les humains je dirais, je ne sais pas pourquoi.

Je trouve les animaux plus honnêtes que les humains, bien plus intelligents et surtout bien moins cruels. Quand un animal tue c’est juste pour manger, se nourrir, survivre. Jamais un animal ne tuera un autre animal pour le plaisir ou pour s’enrichir. Contrairement aux être humains qui tuent les animaux à tour de bras pour diverses raisons toutes mauvaises à mon avis. Ils se tuent même entre eux et pas pour se nourrir ! On dit que l’homme est l’espèce la plus intelligente…peut-être mais en attendant l’homme fait du mal aux autres être vivants, envahit la planète, la surexploite et la pollue, la tuant à petit feu. Une sourie ou une poule a peut-être un petit cerveau mais elle ne fait pas le mal.

Ça me rend toujours dingue quand on dit qu’il faut tuer tels ou tels animaux car ce sont des nuisibles. Et les humains alors, ils ne sont pas nuisibles peut-être ? Toujours plus nombreux sur cette planète qu’ils pillent et mutilent !

Oui, j’en veux énormément à l’espèce humaine de maltraiter et exploiter autant les animaux et la planète en général. J’ai honte pour eux, pour nous…

Bien sûr je suis végétarienne. J’aimerais être vegan même sans y parvenir, pour le moment. Je donne tous les mois ce que je peux à une association en faveur d’animaux handicapés. Et si je pouvais je ferais bien plus. Je prierais pour eux même si seulement j’étais croyante…

J’essaie de ne pas trop gaver les gens avec ça, je pourrais me  fâcher avec tout le monde sinon. Tous ceux qui aiment leur chien ou leur chat mais mangent tous les jours du boeuf, du veau ou du cochon sans aucune culpabilité. Ceux qui considèrent l’animal comme inférieur à l’homme, oubliant qu’il est aussi un être intelligent et sensible. Ceux qui aiment les animaux mais font comme si leur steak n’en était pas un parce que c’est plus commode comme ça. Ma  belle-famille, portée sur la chasse et les chasseurs en général. Les morues qui portent de la fourrure (!!!)…

J’arrête là. Je pourrais continuer ainsi pendant des heures et des heures.

Je voulais juste parler de mon chat à la base. Mais voilà, je ne peux concevoir aimer mon chat, le chouchouter plus que de raison, mais ignorer le reste des animaux qui peuplent cette planète

Juste, pour conclure, j’aime mon chat, j’aime tous les chats, j’aime les chiens et tous les animaux et tous les gens qui veulent du bien aux animaux. Je voudrais que plus aucun animal n’ait jamais à souffrir de l’homme. J’espère qu’un jour les animaux auront leur « revanche ». J’espère qu’il y a un paradis pour les animaux. Je maudis tous les idiots qui font du mal aux animaux. PEACE.

 

 

 

 

PS : bon alors, il est adorable ou pas mon chat ? 🙂

Méditations.

Depuis plus d’un mois maintenant, peut-être deux, je médite. Enfin j’essaie de méditer en tout cas ^^. Tous les jours, le matin et le soir, environ 10 minutes. Soit je lance une méditation guidée sur mon téléphone, voire sur YouTube, soit je m’inspire d’une méditation du livre « 3 minutes à méditer » de Christophe ANDRÉ, soit je me pose juste comme ça, concentrée notamment sur mon souffle. Selon l’envie, le temps, la fatigue…

Parfois aussi je me contente juste d’écouter de la musique ou des sons de la nature, de déguster une boisson chaude ou un chocolat, ou encore de faire quelques mouvements, en ne pensant à rien d’autre (enfin en essayant, bis ^^).

Ce que je pratique là est je crois (je ne suis pas encore une spécialiste dans le domaine, je dis peut-être des bêtises !) la méditation de pleine conscience. Qu’on pourrait devrait d’ailleurs plutôt appeler méditation de pleine présence. Christophe ANDRÉ il me semble pratique cette méditation.

Le but de cette méditation est de vivre pleinement et exclusivement le moment présent. Par exemple respirer en prenant totalement conscience de l’air qui rentre et sort, de son trajet tout ça tout ça, sans penser à rien d’autre (exit donc la liste de courses !).

Une chose à la fois. Et surtout pas de pensées parasites ! Les pensées qui, invariablement, on ne peut y échapper, surgissent doivent être gentiment repoussées. On les regarde passer, sans jugement, et on revient à notre souffle.

Tout ça dans le but de vivre sa vie de manière plus présente. Etre dans le moment présent, pas dans le passé ou dans le futur. Et être donc plus serein. Parce que c’est le but de la méditation hein, enfin pour moi en tout cas, la sérénité !

Mais en fait il y a d’autres façons de méditer. Il n’y a pas la méditation, il y a des méditations.

Cet après-midi par exemple je suis allée à un atelier de méditation d’inspiration bouddhiste. A une journée d’enseignement plus précisément. Parce que la méditation bouddhiste ce n’est pas tout à fait la même chose que la méditation de pleine conscience.

De ce que j’ai compris, dans la méditation bouddhiste on médite sur un objet particulier, enfin un thème quoi, comme l’amour, la compassion ou la patience par exemple. Ce qui nécessite de recevoir au préalable des enseignements, écrits et oraux, sur ces différents thèmes. Il y a donc une portée beaucoup plus spirituelle qu’en méditation de pleine conscience.

Ici on se concentre sur la respiration seulement pour apaiser l’esprit et ensuite on peut concentrer celui-ci sur un enseignement.

J’avoue que cette expérience m’a perturbée. Tout d’abord la méditation était pour moi associée au silence de l’esprit pas à la réflexion. C’est justement pour ne plus penser que j’essaie de méditer ! Donc ça m’a laissée perplexe de devoir réfléchir. Et puis de manière pratique je ne vois pas comment méditer en réfléchissant, que ce soit sur l’amour ou la patience… Et le stage ne m’a pas éclairée sur la méthode à adopter.  Le fait qu’il faille au préalable recevoir des enseignements semble par ailleurs rendre la pratique plus longue et difficile encore.

Bien que les enseignements associés à la méditation bouddhiste ne manquent sans aucun doute pas d’intérêt, j’avoue pour l’instant préférer m’en tenir à la méditation de pleine conscience. Je trouve le bouddhisme inaccessible pour ma part, bien que je sois parfaitement d’accord avec l’idée que notre bonheur repose sur notre sérénité intérieure, qui ne doit pas dépendre des événements extérieurs. Reste que pour l’instant je ne suis pas encore capable, hélas, de rester parfaitement apaisée et heureuse quand je me prends une averse sur le coin du nez, me cogne un orteil contre une commode ou me fait insulter !

Peut-être qu’avec plus de pratique et d’aisance, dans quelques années, ma préférence changera. Et que quoi que la vie et le reste de l’humanité me réservent je garderai au fond de moi un grand sourire :-).

Peut-être, sûrement même, existe t’il d’ailleurs d’autres types de méditations que je serai amenée un jour ou l’autre à découvrir et à préférer.

En attendant mon modeste, mais néanmoins difficile, objectif, est d’être davantage ancrée dans le présent, de penser moins, d’être moins angoissée et moins sensible. Vaste programme déjà !!